Quelles sont les 3 assurances obligatoires ?

Vous avez une voiture qui dort dans un garage depuis des mois, voire des années. Elle ne bouge pas. Elle ne roule pas. Et pourtant, une question vous taraude : faut-il vraiment assurer une voiture qui ne roule jamais ? La tentation est grande de faire des économies et de suspendre, voire résilier, le contrat d’assurance. Après tout, pourquoi payer pour un véhicule immobile ?

Mais attention. Ce que beaucoup ignorent, c’est que l’immobilité d’un véhicule n’annule pas vos obligations légales. Pire encore, cela n’élimine pas les risques. Un incendie, un vol, un accident domestique… Même sans contact avec la route, une voiture peut être impliquée dans un sinistre. Et dans ce cas, l’absence d’assurance auto peut avoir des conséquences très lourdes, tant sur le plan juridique que financier.

Cet article vous éclaire en profondeur. Vous découvrirez les obligations légales, les risques invisibles, les options économiques pour rester couvert, et les erreurs à éviter. Que vous soyez propriétaire d’une voiture de collection, d’un véhicule destiné à la casse, ou simplement en pause d’utilisation, vous trouverez ici des réponses claires, concrètes et utiles.

Avant de prendre une décision qui pourrait vous coûter cher, prenez quelques minutes pour comprendre ce que dit réellement la loi, ce que couvre une assurance minimale, et comment protéger efficacement votre véhicule… même s’il ne quitte jamais sa place.

Une femme réfléchie si elle doit assurer sa voiture qui reste au garage.

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1. Faut-il assurer une voiture qui ne roule jamais ? Une question plus complexe qu’il n’y paraît

À première vue, on pourrait penser qu’assurer une voiture qui ne roule jamais est inutile, voire absurde. Après tout, si le véhicule reste à l’arrêt dans un garage ou sur une propriété privée, il ne circule pas, donc il ne représente pas de danger sur la voie publique. Pourtant, cette idée reçue est source de nombreuses incompréhensions.

En France, l’obligation d’assurance automobile ne se limite pas à l’utilisation du véhicule sur la route. Elle s’étend à toute voiture immatriculée, même à l’arrêt, dès lors qu’elle est techniquement en état de circuler, c’est-à-dire qu’elle peut démarrer et rouler. C’est ce que beaucoup de propriétaires ignorent, pensant qu’un véhicule inutilisé depuis plusieurs mois n’a plus besoin d’être couvert. Or, une voiture non assurée, même immobilisée, peut engendrer des conséquences lourdes en cas de contrôle ou d’incident.

Les compagnies d’assurance, de leur côté, proposent des formules spécifiques pour les voitures stationnées de façon prolongée. Cela s’explique par la nature des risques qui subsistent, même à l’arrêt : incendie, vol, dégâts des eaux dans un garage, effondrement de toiture ou simple vandalisme. Dans ces cas, l’absence de couverture peut transformer un véhicule laissé en repos en véritable bombe financière à retardement.

Cet article vous propose d’examiner, en profondeur, les aspects légaux, économiques et pratiques liés à l’assurance d’un véhicule non roulant. Car la question n’est pas de savoir si vous utilisez votre voiture… mais si elle existe toujours aux yeux de la loi. Et à ce niveau-là, la réponse est bien plus claire que vous ne le pensez.

2. Ce que dit la loi : une voiture qui ne roule pas doit-elle être assurée ?

En France, la loi est claire. Tout véhicule terrestre à moteur doit être assuré, qu’il circule ou non. L’article L211-1 du Code des assurances impose à tout propriétaire de voiture de souscrire au minimum une assurance responsabilité civile. Cette obligation s’applique même si la voiture reste stationnée en permanence dans un garage privé ou dans un jardin clôturé. Ce que beaucoup de personnes ignorent, c’est que le simple fait que le véhicule puisse techniquement rouler suffit pour déclencher l’obligation d’assurance. Le moteur fonctionne ? Les roues tournent ? Alors vous devez l’assurer.

Le seul cas dans lequel vous pouvez légalement ne pas assurer votre voiture, c’est si celle-ci est déclarée comme véhicule hors d’état de circuler. Cela implique souvent le retrait de la batterie, le démontage d’éléments essentiels, voire une déclaration spécifique en préfecture. Mais tant qu’elle est stationnée sans déclaration particulière, elle est soumise aux mêmes règles que les véhicules en circulation.

Ne pas respecter cette règle expose à de lourdes sanctions. En cas de contrôle ou de signalement, le défaut d’assurance auto peut entraîner une amende de 3 750 euros, une suspension de permis, voire une confiscation du véhicule. Et surtout, si un incident survient – comme un incendie dans votre garage causé par votre voiture –, les conséquences financières peuvent être dramatiques.

En résumé, ne pas assurer une voiture immobile ne vous exonère pas de vos responsabilités légales. Assurer une voiture qui ne roule jamais est donc non seulement recommandé, mais dans la grande majorité des cas, obligatoire.

3. Les risques cachés d’une voiture non assurée

Ne pas faire rouler son véhicule ne signifie pas qu’il est à l’abri de tout danger. Même garée dans un garage, une voiture qui ne roule jamais peut être à l’origine de sinistres ou en subir. Beaucoup sous-estiment les risques invisibles, alors qu’ils sont bien réels. Imaginons qu’un court-circuit dans le système électrique déclenche un incendie. Ce feu pourrait endommager votre habitation ou celle de vos voisins. Sans assurance auto valide, votre responsabilité civile ne jouera pas. Et dans ce cas, les conséquences financières peuvent être lourdes, voire dramatiques.

De la même manière, si un enfant ou une personne entre accidentellement dans votre propriété, monte dans la voiture, et provoque un incident, vous pourriez être tenu pour responsable. Une voiture immobilisée n’est pas un objet inerte. Elle contient du carburant, une batterie, des composants électroniques. Même inutilisée, elle peut déclencher des dommages matériels ou corporels. C’est pourquoi assurer une voiture non roulante est souvent une nécessité, non pas parce que vous l’utilisez, mais parce qu’elle peut nuire malgré elle.

Par ailleurs, certaines compagnies d’assurance habitation n’acceptent pas de couvrir les sinistres liés à un véhicule non assuré présent sur la propriété. Cela signifie que vous pourriez vous retrouver sans protection en cas de sinistre. Il ne suffit pas de penser que l’on est prudent ou que rien ne peut arriver. Le risque est une donnée imprévisible. Et quand le sinistre survient, il est trop tard pour corriger l’erreur.

Assurer un véhicule immobilisé ne doit donc pas être vu comme une charge inutile, mais comme une sécurité élémentaire pour se protéger contre des événements que l’on ne maîtrise pas toujours.

4. Que couvre une assurance pour voiture qui ne roule pas ?

Lorsqu’on décide d’assurer une voiture qui ne roule jamais, il est naturel de se demander ce que couvre réellement le contrat. En réalité, plusieurs formules sont disponibles et peuvent être adaptées à la situation. L’assurance au tiers, aussi appelée responsabilité civile, est le minimum légal requis. Elle couvre les dommages causés à des tiers en cas d’incident lié à votre véhicule, même s’il est stationné de façon prolongée. Par exemple, si un incendie prend naissance dans le moteur, ou si le véhicule cause des dommages accidentels, la responsabilité civile vous protège contre les conséquences financières.

Mais ce n’est pas tout. Certaines compagnies proposent des formules dites « garage mort » ou « assurance parking ». Ces offres spécifiques sont pensées pour les véhicules immobilisés de longue durée. Elles couvrent en général le vol, l’incendie, le vandalisme, les dégâts des eaux ou même les catastrophes naturelles. Ce type de contrat est moins cher qu’une assurance tous risques, mais permet de protéger votre patrimoine.

En revanche, comme le véhicule n’est pas utilisé, les garanties liées à la conduite, comme les accidents en circulation ou l’assistance routière, sont souvent exclues. Ce qui est logique puisque la voiture ne bouge pas. Pourtant, l’intérêt de garder une couverture active reste réel, car les dommages potentiels ne disparaissent pas avec l’immobilité.

S’assurer, c’est anticiper. Et dans le cas d’un véhicule inactif, il ne s’agit pas de vous protéger contre les autres, mais de vous prémunir contre les conséquences imprévues qui pourraient survenir, même sans un seul kilomètre parcouru.

5. Assurance habitation : une sécurité pour le locataire et le propriétaire

Il existe un cas très particulier dans lequel l’assurance d’une voiture qui ne roule jamais n’est plus obligatoire : lorsqu’on procède à son immobilisation administrative.

Cette démarche consiste à rendre le véhicule techniquement et légalement hors d’état de circuler. Pour cela, plusieurs conditions doivent être réunies. Le propriétaire doit retirer certains éléments mécaniques essentiels, comme la batterie ou les roues, afin de rendre le véhicule inutilisable. Ensuite, il doit souvent stocker la voiture dans un lieu fermé et sécurisé, comme un garage privé non accessible au public. Enfin, dans certains cas, il est recommandé – voire exigé – d’effectuer une déclaration de non-usage auprès de l’administration ou de son assureur.

Cette solution peut sembler attrayante pour ceux qui souhaitent faire des économies, mais elle comporte des inconvénients. D’abord, il faut que la voiture soit vraiment hors d’usage immédiat. Ensuite, cela signifie renoncer à toute utilisation future sans effectuer de nouvelles démarches, ce qui peut être contraignant si vous changez d’avis ou décidez de revendre le véhicule. De plus, une voiture non assurée, même immobilisée, reste exposée aux risques matériels. En cas d’incendie ou de sinistre dans votre garage, votre responsabilité peut être engagée, et votre assurance habitation risque de ne pas couvrir les dégâts causés par un véhicule non déclaré ou non assuré.

En résumé, l’immobilisation officielle est une solution envisageable, mais elle doit être maniée avec prudence. Il ne suffit pas de laisser la voiture dans un coin pour éviter l’assurance. Il faut en faire une véritable démarche administrative, complète et encadrée. Sinon, les ennuis peuvent survenir là où on ne les attend pas.

6. Le coût d’une assurance auto pour véhicule non roulant

L’un des arguments souvent avancés pour ne pas assurer une voiture qui ne roule jamais, c’est le coût. Beaucoup de propriétaires pensent que payer une assurance pour un véhicule immobilisé est une dépense inutile. Pourtant, le tarif d’une assurance auto pour véhicule non roulant est souvent bien inférieur à celui d’un contrat classique. Les compagnies d’assurance prennent en compte le fait que le véhicule n’est pas utilisé sur la voie publique et qu’il présente moins de risques liés à la circulation. En conséquence, les formules dites « au garage » ou « arrêt de circulation » peuvent coûter deux à trois fois moins cher qu’une assurance tous risques.

Le prix exact dépend de plusieurs facteurs : la valeur du véhicule, son lieu de stationnement, la durée d’inactivité prévue et les garanties choisies. Une simple assurance au tiers pour un véhicule immobilisé peut coûter entre 10 et 20 euros par mois. Pour ceux qui souhaitent couvrir également le vol, l’incendie ou le vandalisme, une formule intermédiaire reste abordable. Comparé aux risques encourus en cas de défaut d’assurance, le coût reste dérisoire.

Refuser de s’assurer dans le but d’économiser quelques dizaines d’euros peut se retourner contre vous. Une amende de 3 750 euros pour défaut d’assurance représente un choc financier bien plus lourd. Sans compter les éventuels frais juridiques, les indemnisations à payer de votre poche en cas de sinistre, et les dommages irréversibles sur votre patrimoine ou votre responsabilité civile.

Finalement, l’assurance minimale est un investissement de sécurité, pas une perte d’argent. Quand on fait le calcul, il est clair que mieux vaut payer une petite prime que subir un gros coup dur.

7. Que risque-t-on réellement en cas de défaut d’assurance ?

Décider de ne pas assurer une voiture qui ne roule jamais peut sembler anodin, voire logique pour certains. Pourtant, les risques juridiques et financiers associés à un défaut d’assurance auto sont bien réels. En France, ce manquement est une infraction grave, passible de lourdes sanctions. La plus connue est l’amende forfaitaire délictuelle de 750 euros, mais ce montant peut grimper jusqu’à 3 750 euros dans certaines situations, notamment si l’affaire est portée devant un tribunal. À cela peuvent s’ajouter la suspension du permis de conduire, la confiscation du véhicule, voire son immobilisation administrative. Des peines complémentaires, comme l’obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière, peuvent aussi être prononcées.

Mais ce n’est pas tout. Le vrai danger réside dans la responsabilité civile. Si votre voiture non assurée provoque un sinistre, même stationnée dans un garage, vous devrez indemniser les victimes de votre propre poche. Cela peut représenter des sommes astronomiques, surtout s’il y a des blessures ou des décès. Le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO) peut prendre le relais pour indemniser les victimes, mais se retournera ensuite contre vous pour récupérer les montants versés. Et dans ce cas, aucun recours n’est possible : vous devrez payer.

Il est donc essentiel de ne pas sous-estimer les conséquences d’un simple oubli ou d’une décision prise à la légère. Ne pas assurer un véhicule immobilisé n’est pas une petite infraction : c’est une prise de risque majeure, qui peut ruiner une vie entière en cas d’accident. Dans le doute, mieux vaut toujours maintenir une couverture minimale, même temporaire.

8. Assurance auto suspendue ou réduite : une solution intermédiaire

Face à l’obligation d’assurer une voiture qui ne roule jamais, certains propriétaires cherchent des compromis. La suspension temporaire du contrat d’assurance ou la réduction de garanties est une solution légale, proposée par plusieurs compagnies. Elle permet de maintenir une couverture minimale tout en réduisant considérablement le coût. Contrairement à une résiliation, la suspension est temporaire et réversible. Elle consiste à informer votre assureur que le véhicule est immobilisé pour une durée déterminée. Pendant cette période, les garanties liées à la circulation sont suspendues, mais la responsabilité civile, le vol ou l’incendie peuvent être conservés selon les options.

Cela permet de rester en conformité avec la loi tout en ajustant le contrat à l’usage réel du véhicule. Pour certains modèles de voiture de collection ou de loisir, cette formule est idéale. Elle évite de payer inutilement des garanties inutiles, tout en maintenant une protection contre les risques imprévisibles. Attention toutefois : la voiture ne doit pas être utilisée pendant la période de suspension. En cas d’accident pendant cette phase, vous ne seriez pas couvert.

La suspension peut également être une alternative pour ceux qui partent à l’étranger pendant plusieurs mois, ou qui conservent un véhicule dans un lieu privé sécurisé. Il suffit de signaler à l’assureur la période souhaitée, de stocker le véhicule dans un endroit clos, et de respecter les conditions précisées dans le contrat. À la fin de la période, la couverture complète est réactivée sans frais supplémentaires.

Réduire son assurance auto sans l’annuler est donc un bon compromis. Cela permet de protéger son véhicule, respecter la loi, et faire des économies. Une stratégie intelligente pour gérer les périodes d’inactivité sans prendre de risques inutiles.

9. Les cas particuliers : voiture de collection, véhicule épave ou en instance de vente

Toutes les situations ne se ressemblent pas lorsqu’on parle d’assurance pour une voiture qui ne roule jamais. Certains cas spécifiques méritent une attention particulière, notamment ceux liés aux véhicules de collection, aux voitures en instance de destruction, ou à celles mises en vente mais non utilisées. Pour les modèles anciens ou de collection, des contrats spécifiques existent. Les assureurs proposent souvent des formules adaptées à ce type de véhicule, avec des tarifs réduits et des garanties ciblées. Ce sont des voitures peu ou pas utilisées, souvent entreposées à l’abri, mais dont la valeur sentimentale ou financière reste élevée. Dans ces cas, même une assurance minimale reste nécessaire pour éviter toute perte en cas de sinistre.

Pour les véhicules destinés à la casse, certains propriétaires pensent que l’assurance n’est plus obligatoire. C’est faux. Tant que la voiture est immatriculée et stationnée quelque part, elle doit être assurée. Même si vous ne prévoyez pas de la faire rouler, vous restez responsable de ce qu’elle pourrait provoquer. Une batterie qui explose, un départ de feu, ou tout autre dégât accidentel peut engager votre responsabilité civile. Ce n’est que lorsque la voiture est officiellement détruite et sa carte grise annulée que l’obligation d’assurance cesse.

Enfin, si vous avez mis votre véhicule en vente mais que vous ne le faites plus rouler, il reste important de le couvrir. Un acquéreur pourrait venir le voir, le démarrer, ou l’essayer. Sans assurance, vous vous exposez à de graves conséquences en cas d’incident. Même temporaire, une couverture adaptée est indispensable dans toutes ces situations.

Assurer une voiture même à l’arrêt, c’est protéger ce que l’on possède, éviter les litiges, et anticiper l’imprévisible.

10.Conclusion : assurer une voiture qui ne roule jamais, une précaution essentielle

Il est tentant de croire qu’un véhicule à l’arrêt ne présente aucun danger, aucune responsabilité et donc aucun besoin d’assurance. Pourtant, au fil des éléments développés dans cet article, il devient évident que ne pas assurer une voiture qui ne roule jamais est une prise de risque aussi inutile que dangereuse. 

La loi impose une assurance responsabilité civile dès lors qu’un véhicule est immatriculé et potentiellement capable de circuler. Mais au-delà de cette obligation légale, les faits montrent que même une voiture immobilisée peut être à l’origine de dommages. Un incendie, un vol, une explosion accidentelle : les risques ne disparaissent pas avec l’inactivité.

Les solutions existent pour s’adapter aux différentes situations. Il est possible de choisir une formule allégée, une suspension temporaire de contrat, ou encore une assurance garage. Ces alternatives permettent de rester couvert à moindre coût, tout en évitant les conséquences financières catastrophiques d’un défaut de couverture. 

Même dans les cas particuliers – comme un véhicule de collection, une épave ou une voiture en vente – la prudence reste de mise. Il est toujours préférable d’être trop couvert que pas assez, surtout lorsqu’un simple oubli peut coûter plusieurs milliers d’euros.

En définitive, assurer une voiture qui ne roule jamais, c’est protéger son patrimoine, se conformer à la législation et agir en citoyen responsable. L’immobilité d’un véhicule n’efface ni son existence, ni ses potentiels impacts. Un contrat d’assurance, même minimal, vous évitera bien des tracas. Et dans un monde où l’imprévu peut surgir à tout moment, il est rassurant de savoir que l’on est protégé, même lorsque l’on croit être à l’abri.

Photo de Chavy CHHOR dirigeante de Prestacourtage, cabinet de courtage en assurance à Bergerac.

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